Le Prix Adel Hakim des lycéens - 4è édition
Après avoir consacré Sophie Merceron poue son texte Nebraska lors de la dernière éditions, le Prix Adel Hakim des lycéens se poursuit en 2025-2026.
Cette année les trois textes en lice sont :
• C'est là que mon nombril est enterré de Béatrice Bienville – paru aux Éditions Passage(s)
• Peines mineures de Sonia Chiambretto – paru chez L'Arche
• Le pays innocent de Samuel Gallet – paru chez Espaces 34
Les cinq établissements engagés dans cette aventure à nos côtés sont :
• Le Lycée Camille Claudel de Vitry-sur-Seine
• Le Lycée Général et Technologique Romain Rolland à Ivry-sur-Seine
• Le Lycée Professionnel Nicolas-Louis Vauquelin (Paris 13e),
• L’École Technologique Supérieure de Laboratoire (Paris 13e)
• Le Lycée Général et Technologique Eugène Delacroix à Maisons-Alfort.
Au total, ce sont près de 350 élèves qui bénéficient de plus de 260h d’intervention d’artistes dans leur lycée.
Après une grande journée de vote le mardi 7 avril où chaque participant aura pu défendre ses préférences et voter pour son texte favori, les cinq établissements engagés dans cette aventure à nos côtés découvriront le vendredi 10 avril le nom du lauréat ou de la lauréate et lui remettront le Prix Adel Hakim des lycéens 2026.
Entrée libre sur réservation au 01 43 90 11 11 ou par mail à reservations@theatre-quartiers-ivry.com
Ce projet reçoit le soutien de la Région Île-de-France, de la DAAC du Rectorat de Créteil, et de l’Association des Amis du Théâtre des Quartiers d’Ivry.
L’édition 25-26, coréalisée avec l’Association des Amis du TQI a bénéficié du soutien de la Fondation Banque Populaire Rives de Paris.
Ce Prix est réalisé en partenariat avec les Éditions Théâtrales, Espaces 34, Quartett, Les Solitaires Intempestifs, Actes Sud-Papiers, Koïnè, Éditions L’Arche, Lansman Éditeur, Passage(s) & Traverse(s).
Focus sur les ouvrages en lice pour cette 4è édition du Prix Adel Hakim des lycéens :
C'est là que mon nombril est enterré – Béatrice Bienville / Éditions Passage(s)
Dans C’est là que mon nombril est enterré, Béatrice Bienville nous invite à travers le regard du personnage de « La fille » à nous plonger dans l’histoire guadeloupéenne, qui, on le rappelle, est une histoire de France. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le personnage réalise un documentaire. Il s’agit donc de documenter des chapitres oubliés de l’Histoire, de donner à entendre des anonymes dont les voix se sont perdues, diluées ou ont été effacées du discours officiel. Mais aussi de faire apparaître des légendes, comme l’esclave Solitude dont le mythe mérite d’être encore honoré.
La langue de Béatrice Bienville comme la présence forte de la nature, généreuse, sensuelle, organique et régénérante participe de cette résistance. Elle nous aide par sa poésie à mieux appréhender le rhizome des luttes et à semer des graines pour les révoltes de demain.
Peines Mineures – Sonia Chiambretto / L'Arche Editeur
Délinquantes, c’est l’institution qui le dit. Elles, toutes mineures, rêvent. Courent. Volent. Refusent de signer. Et finissent toujours par trouver un trou dans le grillage.
Dans ce récit choral, Sonia Chiambretto enchaîne courses poursuites, fugues, règlements, confessions et documents. Des paroles sous vidéosurveillance ou des voix intérieures affranchies de toute injonction s’entrechoquent derrière les enceintes d’un centre éducatif fermé d’aujourd’hui ou celles d’un internat du Bon-Pasteur à la fin des années 1950.
Le pays innocent – Samuel Gallet / Editions Espaces 34
Une femme habille son petit garçon de cinq ans d’une combinaison de spationaute.
Pour le sauver d’un monde qu’elle pense condamné, elle veut le faire passer de l’autre côté d’un trou noir, sur une planète recouverte de forêts épaisses et profondes. L’enfant se retrouve alors à des millions d’années-lumière de la Terre, dans cet autre monde.
Accompagné d’un vieil homme et d’une garde forestière, il part à la recherche d’un pays légendaire où n’existeraient ni la violence ni la dévastation et que sa mère appelle « Le pays innocent ».
Et si cette femme disait vrai ?
Et si elle avait véritablement sauvé son enfant ?