Théâtre des Quartiers d’Ivry

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TARKOVSKI, LE CORPS DU POETE

JULIEN GAILLARD | SIMON DELETANG

02 > 06 MAI 2018 / La Fabrique

“ Que celui qui le désire se regarde dans mes films comme dans un miroir, et il s’y verra“
Andreï Tarkovski - Le temps scellé

Constellation-Tarkovski
Andreï Tarkovski… Tout son cinéma, sept films majeurs, est l’incarnation d’une vision sans concession de l’art, du sacrifice, de l’idéal et de la quête du bonheur. Son Journal, qu’il a tenu de 1970 jusqu’à sa mort à Paris en 1986, a toujours accompagné mon chemin de création. Il n’écrit quasiment rien ou presque sur la fabrique de ses films, mais il y exprime toutes ses difficultés à créer et sa lutte permanente contre un régime qui voulait le réduire au silence. On y lit les nombreux projets qui n’ont jamais vu le jour et qui laissent rêveur… Hamlet, Crime et châtiment, Le Maître et Marguerite, l’Idiot. C’est une âme en souffrance qui écrit, car face à l’acharnement dont il est victime, il choisit l’exil à l’étranger où son talent est apprécié. Exilé jusqu’à sa mort, jamais il n’oubliera sa Russie.

“ Tarkovski est un artiste du XIXème siècle égaré dans le cinéma contemporain ”
Antoine de Baecque - Cahiers du cinéma, 1989

J’imagine ce spectacle comme une invitation au voyage qui abordera Tarkovski en empruntant trois chemins convergents :
Le texte d’Antoine de Baecque nous servira de prologue afin d’ouvrir ce spectacle sous forme d’interrogation de son univers et de ses aspirations. Ensuite à partir d’un montage des écrits de Tarkovski, son Journal, ses scénarios, Le Temps scellé, son texte théorique sur le cinéma, nous convoquerons Tarkovski sur scène, afin de rendre sa parole vivante. Ses personnages le rejoindront également dans sa chambre d’hôtel en Italie, chambre de solitude et d’exil.

Un texte
L’écriture mémorielle, sensuelle et poétique de Julien Gaillard m’a souvent rappelé des plans du Miroir ou de Stalker. Ce texte sera une évocation de l’univers de Tarkovski, une convocation des spectres de son univers, des bribes inspirées par ses visions. C’est la même chambre d’hôtel qui est filmée dans Nostalghia. Elle sera le cœur de cette évocation poétique qui puisera dans tous les signes chers au réalisateur. Constellation-Tarkovski, Paysage-Tarkovski, ce spectacle sera ainsi cette tentative d’embrasser une vie et une œuvre, l’espace d’une représentation. Cette œuvre est à la source de l’Inspiration poétique, mais aussi plastique et spirituelle de mon parcours, il était temps pour moi de lui consacrer un spectacle ambitieux pour grand plateau où je ferais appel à tous les artifices de la scène pour convoquer ses obsessions.
Simon Delétang

Andreï Tarkovski (1932-1986) a réalisé : L’Enfance d’Ivan, Andreï Roublev, Solaris, Le Miroir, Stalker, Nostalghia, Le Sacrifice. Censuré en URSS, il n’a pu tourner que sept films et a dû vivre l’exil et l’éloignement de sa famille pour réaliser les derniers.

A celui qui a vu l’ange
Epitaphe apposée sur la tombe d’Andreï Tarkovski


Julien Gaillard est auteur, acteur et metteur en scène. Il a travaillé, entre autres, aux côtés de Christian Boltanski, Franck Krawcyk, Karl Naegelen et Éloi Recoing. Son texte La Maison, mis en scène par Simon Delétang, est joué cet hiver au Théâtre National de la Colline.

Production déléguée Compagnie Kiss my Kunst
Coproduction Théâtre National de Strasbourg, Théâtre Les Célestins-Lyon, Comédie de Reims
Avec les soutiens de la DGCA-Ministère de la Culture,la  DRAC Auvergne-Rhône-Alpes,
la Région Auvergne-Rhône-Alpes, la Ville de Lyon et du Théâtre National de la Colline.

CREATION


Durée estimée
> 2H

texte original
Julien Gaillard
extraits de textes de
Antoine de Baecque
Andreï Tarkovski
mise en scène,
montage de textes
et scénographie
Simon Delétang
dramaturgie
Julien Gaillard
Simon Delétang
scénographie
et costumes
Léa Gadbois-Lamer
lumières
Sébastien Michaux
son
Nicolas Lespagnol-Rizzi
régie générale
et plateau
Nicolas Hénault
production-diffusion
Sébastien Lepotvin

avec
Hélène Alexandridis
Thierry Gibault
Stanislas Nordey
Pauline Panassenko
Jean-Yves Ruf

TARKOVSKI, LE CORPS DU POETE

JULIEN GAILLARD | SIMON DELETANG

02 > 06 MAI 2018 / La Fabrique

Une langue, singulière et forte
Tout est donc juste et intéressant dans ce qui est dit, et Stanislas Nordey est à la fois saisissant de vérité en Tarkovski, à qui il fait plus que ressembler grâce à sa petite moustache, et d’une intensité jamais démentie.(..)
Apparaît aussi une figure de femme, qui pourrait être Larissa, la femme d’Andreï Tarkovski, et qu’incarne superbement Hélène Alexandridis. (…)
Cette deuxième partie a été écrite par l’auteur Julien Gaillard, qui est avant tout poète, et c’est elle qui ouvre les portes de l’univers sensoriel et existentiel du cinéaste russe, où l’image du vent qui passe dans les cheveux d’une femme peut en dire beaucoup plus que n’importe quel discours. C’est donc bien une langue, singulière et forte, qui évoque, sans l’illustrer, le rapport au monde de Tarkovski.
Fabienne Darge - LE MONDE


Le « monstre » Tarkovski au miroir de Simon Delétang

Avec Stanislas Nordey dans le rôle du cinéaste, c’est à une immersion menée avec une sensibilité et un tact infinis dans la vie et l’œuvre de l’artiste martyr du régime soviétique que nous convie le metteur en scène dans cet impressionnant "Tarkovski, le corps du poète" sur un texte original de Julien Gaillard d’après les livres "Le Temps scellé" et "Le Journal".
Pourquoi une cruche de lait explose-t-elle dans Le Sacrifice alors que dans Le Miroir un jeune garçon brisait déjà une cruche de lait? Comment se fait-il qu’un chien traverse l’écran au cœur de la Zone dans Stalker? Pourquoi un cheval blanc traverse-t-il à nouveau l’écran dans Solaris ou Nostalghia? Dès l’ouverture du très beau spectacle que lui consacre Simon Delétang, créé en septembre au Théâtre national de Strasbourg, il apparaît clairement que l’œuvre aussi bien que la personnalité d’Andreï Tarkovski soulèvent une quantité d’interrogations.
Tarkovski, ce sont d’abord des questions, se dit-on même régulièrement au fil de la représentation. Ce réalisateur russe, auteur de sept films incomparables demeure aujourd’hui encore une énigme. Rien d’étonnant si le cinéaste semble à son tour en peine de répondre quand on l’interroge sur ce que sera le cinéma du futur, par exemple, ou sur ce qu’il a voulu dire dans Le Miroir, ou encore s’il croit en la vie après la mort. Tarkovski intrigue tant par son étrangeté que par son irréductibilité. Son père, le poète Arseni Tarkovski fut peut-être le premier à s’en apercevoir. "Andreï, ce ne sont pas des films que tu fais", lui dit-il.
Dans Andreï Tarkovski, l’orgueil d’un Maître solitaire, Antoine de Baecque parle de lui comme du "cinéaste contemporain le plus agaçant, mais aussi le plus puissant"; et ajoute "Tarkovski est sans doute un des cinéastes les moins pédagogiques. Refusant systématiquement l’exégèse et le travail critique, rejetant l’interprétation et l’explication". On perçoit une certaine irritation dans ces remarques, presque une réaction épidermique, un mélange de fascination et de rejet. 
Simon Delétang a la bonne idée de faire entendre ce texte en russe, énoncé dans le prologue du spectacle par une conférencière dont la virulence et le ton passionné nous précipitent d’emblée dans le vif du sujet. Sans doute n’est-on pas obligés de voir comme de Baecque en Tarkovski "un artiste du XIXe siècle égaré dans le monde contemporain". Impossible en revanche de ne pas acquiescer quand il observe: "Seul un monstre peut se permettre ainsi de créer puis de régenter un univers né de ses propres obsessions".

Voyage énigmatique
C’est bel et bien à un voyage énigmatique au cœur des obsessions du cinéaste que nous convie ici le metteur en scène. Précisons qu’il ne s’agit ni d’une enquête, encore moins d’un biopic, mais d’une évocation sensible de l’artiste et de son œuvre s’appuyant, outre l’étude déjà citée, sur le texte Le Corps du poète de Julien Gaillard, inspiré, entre autres, des écrits de Tarkovski, Le Journal et Le Temps scellé. Pas question de rivaliser au théâtre avec les images visionnaires du cinéma de Tarkovski. Cependant grâce à un travail subtil sur la lumière et sur le rythme, le metteur en scène réussit parfaitement à en transposer dans l’espace du plateau la temporalité flottante parfois proche du rêve. 
La deuxième partie du spectacle s’ouvre sur une scène destinée à s’imprimer durablement dans l’esprit du spectateur.
Une scène qui est aussi une image. Dans un décor dépouillé rappelant la chambre d’hôtel de Nostalghia, on voit le cinéaste, interprété par Stanislas Nordey, allongé sur un lit, une bougie posée sur son corps apparemment sans vie. L’image insistante dans sa simplicité s’avère d’autant plus prégnante qu’il s’agit d’une vision du cinéaste; en rêve, il se voit sur son lit de mort. En quelques minutes nous voilà introduits dans ce jeu de regard complexe où l’artiste imagine son propre corps vu "depuis le plafond" comme par dédoublement. Impossible à ce moment-là de ne pas penser à certaines séquences d’Andreï Roublev filmées en surplomb par l’objectif quasi transcendantal de la caméra. 
Une chose est sûre, c’est que cette scène initiale projette sur la suite du spectacle un halo persistant baignant la représentation dans une atmosphère paradoxale comme si l’on se situait entre deux eaux dans un espace incertain. L’équivalent peut-être du cerveau du cinéaste; un champ de forces criblé de visions, d’intuitions, de réflexions sur sa vie et son art, de souvenirs où plusieurs temporalités coexistent. Les proches, les journalistes, les admirateurs, les détracteurs, mais aussi les personnages imaginés par Tarkovski sont là, bien sûr, interprétés par les acteurs Hélène Alexandridis, Thierry Gibault, Pauline Panassenko et Jean-Yves Ruf. 

Faire parler une icône
On ne cesse de lui poser des questions sur son œuvre. Lui, en quête d’un absolu par définition inaccessible, confronté à la difficulté d’exercer son art, se compare à Atlas obligé de soutenir le poids de la terre sur ses épaules. Il ressasse la prophétie post-mortem de Boris Pasternak dont l’esprit au cours d’une séance de spiritisme lui a prédit qu’il tournerait quatre films. "Seulement quatre?", répond Tarkovski. "Oui, dit l’esprit, mais des bons." De L’Enfance d’Ivan (1962) au Sacrifice (1986), il réalisera finalement sept longs-métrages au cours d’une vie marquée par des conflits croissants l’opposant aux autorités soviétiques alors que son talent est reconnu dans le monde entier. 
De temps à autre, des personnages du film Stalker traversent le plateau. Leur dialogue prolonge les réflexions du cinéaste en les transposant sur un autre plan. De même Tarkovski se souvient d’un criminel qui lui a dit comment, après avoir vu L’Enfance d’Ivan, il en a été transformé intérieurement et a décidé de ne plus jamais tuer. Intitulée Larissa, prénom de l’épouse du cinéaste, Larissa Egorkina, la dernière partie du spectacle s’articule autour du visage de la Madonna del Parto de Piero della Francesca. Stanislas Nordey et Hélène Alexandridis s’interrogent face à ce visage doucement rayonnant dont les traits de plus en plus vivants se précisent peu à peu en fonction de l’éclairage. Ils entament un dialogue avec la Madone; d’autant plus touchant qu’ils inventent les réponses. Faire parler une icône est bien dans la veine de Tarkovski. 
Bientôt le visage est remplacé par la silhouette dorée d’une maison. Le plateau est jonché d’objets: des cloches, une paire de bottes, un livre ouvert dont une page brûle… Les yeux bandés les acteurs décrivent des scènes de films. Désormais en exil, atteint d’un cancer, Tarkovski sait qu’il ne retournera jamais en Russie. Il rêve d’une maison en Toscane dont ils ont dessiné les plans avec Larissa. Lucide, il l’appelle  "la maison que je n’habiterai jamais". Il meurt à Paris le 29 décembre 1986.
Ce spectacle inspiré est un de plus beaux hommages qui lui ait été rendu.
Hugues Le Tanneur - CULTUREBOX


La démarche est poétique, hors de l’unité dramatique conventionnelle et s’accomplit dans la contemplation faite de dévoilements patients et mystérieux.
Simon Delétang dresse ici  le portrait en fragments et le paysage mosaïque d’un poète visionnaire. Petite table et verre d’eau, une conférencière évoque l’acte de foi et d’orgueil de ce maître solitaire qui ne supporte pas la moindre trahison intérieure et milite pour la vérité : « Pourquoi une cruche de lait explose-t-elle dans Le Sacrifice ? Que fait un chien dans La Zone de Stalker ? Comment un cheval blanc traverse-t-il l’écran dans Solaris ou Nosthalgia ?, selon les commentaires avertis d’Antoine de Baecque.
Pauline Panassenko, qui parle un beau russe tonique, accorde toute l’intensité, la conviction et l’énergie attendues de la part de l’artiste génial. Puis résonnent les basses profondes des chantres orthodoxes, et le rideau s’ouvre sur la chambre d’une villa italienne aux murs blanchis à la chaux et aux fenêtres de bois sombre qui projettent une lumière solaire sur un sol à damiers. Cela pourrait être un intérieur de Nostalghia (1983), film tourné en Italie, non loin peut-être de la maison que Tarkovski aurait achetée pour y vivre un jour.
L’absolu reste inaccessible, au-delà de la sentimentalité et de la mélancolie pour une terre natale forcément trop lointaine. Dès 1984, il ne plus retourne plus en URSS. Au lointain, trône un large lit en fer forgé où un drap blanc recouvre le défunt sur lequel est posé une bougie fragile, lumière vivante d’un gisant qui tout à coup se met à parler.  Entre rêveries et souvenirs, Stanislas Nordey, acteur, metteur en scène et directeur du Théâtre National de Strasbourg, incarne Tarkovski dont le monologue exprime la teneur existentielle d’un artiste avisé, habité par une exigence constante. Malade cloué au lit, le créateur solitaire s’auto-analyse (Le Miroir (1974), se lève et marche.
Surgit un paysan à la belle carrure, interprété (Jean-Yves Ruf)qui à la fois interpelle et veille l’artiste, au nom de la Russie. Quelque chose lie Tarkovski à Ivan de L’Enfance d’Ivan (1962), cette souffrance qui associe le héros aux jeunes russes de la génération des années 1960 dont il exige qu’ils ne s’endorment pas spirituellement. Les images d’eau, un thème récurrent, nourrissent les rêves, les souvenirs de Tarkovski dirigés vers la mère, femme et patrie. Un cabinet de toilette, lavabo et faïence blanche permet à l’un ou l’autre des acteurs de venir boire un verre d’eau.
Nombreux, les journalistes, critiques et reporters radio viennent interroger le Maître : Que signifient les films Andreï Roublev (1966), Stalker (1979), Nostalghia !1983) … ? De belles énigmes auxquelles nulle réponse objective ou concrète n’est jamais dispensée. Le poète doit avoir l’imagination et la psychologie d’un enfant qui découvre le monde. Seul, il affronte tous les autres, insensé, intransigeant, malheureux et fou.
Stanislas Nordey, alias Tarkovski, alias Don Quichotte, alias le Prince Mychkine, joue le Stalker dans la Zone, idéaliste affrontant le tragique d’un monde désespéré. Il marche en avant, épaules relevées et rentrées, bras balancés de travailleur soviétique, se tourne, reculant, pas arrière, et observe l’imaginaire déposé. Quelques scènes du film sont reprises qu’inaugure le lancer vif d’un tissu blanc sur le plateau. Thierry Gibault, présence chaleureuse et esprit facétieux, joue L’Ecrivain, et le paisible Jean-Yves Ruf le Professeur physicien. Ce duo beckettien médite sur l’art, la science et la conscience, déroulant une parabole morale aspirant à la beauté.
Et si la beauté doit sauver le monde, prophétie dostoïevskienne, elle passe aussi par Andreï Roublev (1966), sa Russie du XVème siècle avec la passion pour Andreï Roublev, peintre d’icônes inspiré, habité par l’immensité de la terre et du peuple russes. La beauté advient encore avec l’apparition au lointain d’un détail démesurément agrandi de La Madonna del Parto de Piero della Francesca  : « les yeux tournés/ en dedans toute/ à ce qui vit en elle/ elle voit/ ce qui l’aveugle… », écrit Julien Gaillard.
 Hélène Alexandridis représente la Femme, la Fille et la Mère, prétexte d’une Annonciation où la dame aurait été prise par le vent. Elle incarne aussi Larissa, l’épouse aimée de Tarkovski dont les paroles apaisent le poète épuisé et souffrant : « Ainsi j’ai compris que je n’étais pas seule. Qu’au monde il existait encore une âme. … Comme toi, j’avance sans savoir où je vais. Comme toi, mon pas pèse sur la terre. Comme toi, il ne pèsera bientôt plus… La mémoire des morts est en nous… »
Des évocations encore du Sacrifice (1986) – l’incendie d’une maison et d’un arbre. Avec la couleur de l’or et du feu, rappel du fond doré des icônes , envahit le dessin des murs de la maison radieuse qui luit au soleil de l’amour, de la foi et de la charité. Le plateau final est jonché de cloches, d’un chien et de bottes , rappels symboliques.
Tarkovski, le corps du poète de Simon Delétang propose reflets et échos de l’œuvre du cinéaste, prenant le temps de la pause et du silence, laissant les solos, duos et trios advenir tandis que les autres figures scéniques restent immobiles et muettes. Les musiques sacrées de Bach, entre autres, livrent à la fresque poétique sa capacité à sculpter le temps – temps de théâtre, de méditation et de contemplation.
Véronique Hotte - Théâtre du Blog


TARKOVSKI, LE CORPS DU POETE

JULIEN GAILLARD | SIMON DELETANG

02 > 06 MAI 2018 / La Fabrique

> Jeudi 3 mai

Rencontre avec l’équipe artistique de Tarkovski, le corps du poète, à l’issue de la représentation.

TARKOVSKI, LE CORPS DU POETE

JULIEN GAILLARD | SIMON DELETANG

02 > 06 MAI 2018 / La Fabrique

Mai

Date Horaire Lieu
Me 02 20:00 La Fabrique
Je 03 19:00 La Fabrique
Ve 04 20:00 La Fabrique
Sa 05 18:00 La Fabrique
Di 06 16:00 La Fabrique