Théâtre des Quartiers d’Ivry

A- A+

LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

WILLIAM SHAKESPEARE | GUY PIERRE COULEAU

15 > 23 MAI 2017 / Manufacture des Œillets / La Fabrique

HIPPOLYTE -
C’est bien la pièce la plus stupide que j’aie jamais entendue.
THÉSÉE -
Les meilleures du genre ne sont que des ombres ; et les pires cessent d’être pires, pour peu que l’imagination les corrige.

À Athènes, Thésée s’apprête à célébrer ses noces avec Hippolyte, la reine des Amazones. Dans la forêt avoisinante, Obéron, roi des fées, se dispute avec son épouse Titania, au sujet de leurs nombreuses conquêtes passées et présentes. Ajoutons deux couples d’amoureux contrariés - Hermia, qui est amoureuse de Lysandre mais promise à Demetrius, lequel est aimé d’Helena - et des artisans partis répéter une tragédie pour les noces de leur roi, sous la baguette du truculent Bottom.
Tout ce petit monde finit par se retrouver dans la forêt, où les sortilèges d’Obéron, aidé par le lutin Puck, vont semer la confusion au cours d’une nuit dont personne ne saura vraiment si elle est un rêve, un jeu ou un fantasme.

Entre deux mondes
Le Songe d’une nuit d’été est une des pièces les plus connues et les plus claires de Shakespeare. C’est un rêve, symboliste et profond, un miroir dans lequel chacun de nous peut se découvrir différent de ce qu’il croyait être. C’est une pièce féerique, une pièce d’acteurs et de mise en scène, une pièce d’écriture et de sens, une pièce trait d’union entre artistes et spectateurs.  
Il me semble qu’aujourd’hui, nous éprouvons un besoin urgent et absolu d’humanité, dans un monde en perdition, qui se débat et se cherche entre violence idéologique et désastre technologique. Le Songe d’une nuit d’été est le rêve d’une autre humanité.
Pourquoi le théâtre de Shakespeare est-il si universel ? Pourquoi nous parle-t-il si fortement et pourquoi continue-t-il de nous enchanter de la sorte, encore aujourd’hui ? Sans doute parce qu’il traite des tréfonds de nos âmes, au-delà de sa propre époque, au-delà des formes et des langues, dans une puissance d’introspection et de révélation qui reste sans égale.
La pièce est un matériau idéal pour tout musicien, j’imagine, parce qu’elle est déjà, dans son texte, dans sa langue, d’une musicalité exceptionnelle. Pour cette mise en scène, je vais choisir de restituer le caractère musical de la pièce et de faire écrire par Philippe Miller les airs qui accompagneront les scènes. Cette composition originale, jouée et chantée en direct par les comédiens, sera l’occasion d’écrire les musiques des rêves des personnages.
Guy Pierre Couleau

GUY PIERRE COULEAU
Tout d’abord comédien dans des spectacles de Stéphanie Loïk, Agathe Alexis et Daniel Mesguich, il met en scène Le Fusil de Chasse de Yasushi Inoué et poursuit ensuite une carrière de metteur en scène. Parmi ses créations : Rêves de Wajdi Mouawad, Le Baladin du monde occidental, La Fontaine aux Saints, Les Noces du rétameur de J.M. Synge, Maître Puntila et son valet Matti de Brecht (joué au Théâtre des Quartiers d’Ivry en 2013), Don Juan revient de la guerre de Ödön von Horváth.
Il dirige La Comédie de l’Est, Centre Dramatique National depuis 2008.

Production Comédie De L’Est – Centre Dramatique National d’Alsace. Coproduction Théâtre du Peuple – Maurice Pottecher, Bussang
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National
Avec la participation de l’ESAD - Ecole Supérieure d’Art Dramatique

CRÉATION

Durée > 3h entracte inclus

mise en scène
Guy Pierre Couleau
traduction
Françoise Morvan
André Markowicz
Editions Les Solitaires Intempestifs
assistante à la mise en scène
Carolina Pecheny
scénographie
Elissa Bier
costumes
Laurianne Scimemi
assistée de
Blandine Gustin
lumières
Laurent Schneegans
musiques originales
Philippe Miller
masques et maquillage
Kuno Schlegelmilch
assisté de
Camille Penager
régie générale
Alexandra Guigui
images vidéo
André Muller


avec
Sébastien Amblard
Clément Bertonneau

Pierre-Alain Chapuis
François Kergourlay
Marlène Le Goff
Anne Le Guernec 
José Mantilla Camacho
Adrien Michaux
Ruby Minard
Martin Nikonoff
Carolina Pecheny
Achille Sauloup
Romaric Seguin

Rainer Sievert
Jessica Vedel
Clémentine Verdier

LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

WILLIAM SHAKESPEARE | GUY PIERRE COULEAU

15 > 23 MAI 2017 / Manufacture des Œillets / La Fabrique

VISITE DU THEATRE DES QUARTIERS D’IVRY
En partenariat avec Val-de-Marne Tourisme & Loisirs des visites de la Manufacture des Œillets sont régulièrement organisées.
Elles sont associées à une représentation de la saison du Théâtre des Quartiers d’Ivry.

A l’occasion d’une visite précédant le spectacle, venez découvrir les coulisses du Théâtre des Quartiers d’Ivry, les salles de spectacles, la grande halle et les différents espaces habituellement « cachés » aux yeux du public.
Prochaine visite proposée avant la représentation du Songe d’une nuit d’été, samedi 20 mai à 16h.
Plus d’informations sur la page Val-de-Marne Tourisme et Loisirs

Dimanche 21 mai - RENCONTRE
avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation de Le Songe d’une nuit d’été

 

LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

WILLIAM SHAKESPEARE | GUY PIERRE COULEAU

15 > 23 MAI 2017 / Manufacture des Œillets / La Fabrique

Un merveilleux spectacle

Le Songe d’une nuit d’été, mis en scène par Guy Pierre Couleau, est joué par des comédiens réputés, des interprètes de grand talent.
Une scénographie épurée et sans austérité. Le surgissement des esprits, serviteurs de Titania, est magique et le final d’une poésie délicate.
La traduction de Françoise Morvan et André Markowicz n’élude aucune des difficulités d’une comédie complexe. C’est merveille d’entendre réagir le public (..) rien ne lui échappe.
La distribution est excellente avec un Pierre Alain Chapuis séduisant et humain en Thésée/Obéron, un formidable François Kergourlay en Phil Pelote (Botom), un irrésistible Rainer Sievert en Puck. Anne Le Guernec prête sa calme beauté à Hippolyte/Titania. Le quatuor des jeunes égarés par l’amour, est délicieux : Sébastien Amblard (Lysandre), Adrien Michaux (Démetrius), la brune Jessica Vedel (Hermia), la blonde Clémentine Verdier (Héléna).
Un merveilleux spectacle qui émeut, fait rire, étonne, enchante.
LE FIGARO - Armelle Héliot

Un "songe" onirique.

Guy Pierre Couleau a choisi la traduction de Shakespeare de Françoise Morvan et André Markowicz, qu’il juge plus théâtrale et corporelle. Sa mise en scène est d’autant plus enlevée et rendue onirique par le dialogue entre décors et lumière : un sol jonché de papier crépon aux diverses nuances de vert est régulièrement éclairé de lasers aux couleurs chaudes. Les esprits de la forêt peuplant les actes centraux de la pièce semble avoir été cueilles sur les buissons environnants ; la mise en scène opère une jonction douce et rêveuse entre la nature et l’homme.
LES ECHOS - Hadrien Volle


La féérie du grand Will.


Voilà la féérie du grand Will à nouveau invitée à Bussang, dans l’écrin de bois du Théâtre du Peuple! Et le metteur en scène Guy Pierre Couleau ne se prive pas d’ouvrir au plus tôt le fameux fond de scène sur la forêt vosgienne, comme une porte naturelle vers le monde des fées sur lequel règent Titania et Obéron. Le lent glissement des panneaux découvrant le hêtre tutélaire est une splendeur. Tout comme la profusion de fleurs de crépon bruissant sur le sol où se déploient les chassés-croisés entre amoureux éperdus et perdus, entre êtres humains et créatures magigue....Helena aime Démétrius qui aime Hermia qui aime Lysandre (qui le lui rendait bien, jusqu’à ce que Puck, l’esprit farceur servant Obéron, ne s’en mêle). Les jeunes, coincés entre les oukases parternels et les tromperies des lutins, vivent dans cette pièce un sacré calvaire...dont les deux actrices surtout, Jessical Vedel et Clémentine Verdier, excellent à révéler l’ironie cruelle.
TELERAMA - Emmanuelle Bouchez

Un Songe éveillé

Le metteur en scène Guy Pierre Couleau réussit avec brio à restituer le drôlerie, la poésie et la finesse de la comédie de Shakespeare, avec lasers, nuages de fumée, chants et chorégraphies dans une atmosphère aussi fantasmagorique que festive.
LE JOURNAL DU DIMANCHE - Baptiste Thion


Un Shakespeare au mieux de sa forme

On le retrouve par bonheur avec Le Songe d’une nuit d’été, mis en scène par Guy Pierre Couleau. Grande qualité cousue main avec un plaisir de jeu perceptible, une alacrité de ton poétique et une finesse de touche (vertu rare ces temps-ci). Tout ce qui a trait à la féérie boisée autour de Titania (Anne Le Guernec exquise en reine blanche, le pied léger, la voix langoureuse) et Phil Pelote, crânement incarné par François Kergourlay, est à prendre au pied de la lettre d’un monde mis cul-par-dessus tête. Deux autres femmes (Clémentine Verdier et Jessica Vedel, match de la blonde contre la brune) mènent hardiment le bal des amours inversés face à des garçons vifs (Sébastien Amblard et Adrien Michaux) leur tenant la dragée haute. Pierre Alain Chapuis assume les rôles de Thésée d’Obéron et Rainert Sivert électrise un Puck tordant. Un Shakespeare au mieux de sa forme.
L’HUMANITE - Jean-Pierre Léonardini

Le goût de Shakespeare.

Le Songe d’une nuit d’été, dans la mise en scène de Guy Pierre Couleau. Une manière de nous rappeler l’incroyable modernité d’une pièce qui, de scène en scène, se délecte à mêler des récits aussi surréalistes les uns que les autres. Guy Pierre Couleau mène sa barque avec maestria en tirant des bords ave élégance sur cette mer dramaturgique totalement démontée.
LES INROCKUPTIBLES - Patrick Sourd

 

LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ

WILLIAM SHAKESPEARE | GUY PIERRE COULEAU

15 > 23 MAI 2017 / Manufacture des Œillets / La Fabrique